ςela fait déjà six ans que je suis née. Et on ne le dirait pas pourtant. J'ai la taille d'une adolescente de 16 ans. Ma croissance a été beaucoup plus rapide qu'une humaine normale. Mais après tout, je n'étais pas 'normale', seulement mi-humaine, n'est-ce pas ? Après avoir de nombreuses fois lu l'esprit de ma mère, d'avoir compris les souffrances qu'elle avait enduré, je me suis demandée, si je n'étais pas un monstre de l'avoir fait souffrir autant. J'entendis un grognement. Je levais ma tête, je voyais mon père me fixait, et il me dit légèrement en colère :
- Rien de tout ça n'est de ta faute Renesmée...
- Quoi donc ? Intervient une jolie jeune femme, aux longs cheveux marrons, et aux yeux couleur ambre.
Ma mère. A chaque fois que je la voyais, je ne pouvais m'empêcher de l'admirer, de la trouver admirable.
- Une pensée que je l'interdis de penser dorénavant... Elle croit que la souffrance que tu as eue au moment de... sa naissance est de sa faute à elle...
- Oh Renesmée ! Je t'en prie, je t'ai déjà dis de ne plus jamais penser à cela, rien n'est de ta faute !
Je la souris tristement, elle avait beau me dire, et me le redire, j'avais toujours un genre de poids sur la conscience...
J'observais de nouveau mon père, il me fixait toujours, mais cette fois-ci, ne commentait pas mes pensées. Et heureusement ! Parce que parfois, ça devenait irritant, qu'il saches lire dans mes pensées aussi facilement que cela. Lorsqu'il tourna son regard vers ma mère, et lui sourit, je compris pourquoi ma mère en était tombée aussi facilement amoureuse de lui.
Il était beau, des cheveux couleur bronze ayant l'air de sortir tout droit d'une pub de gel, un visage et un corps bien taillé...
Je me mis à penser à ce qu'ils pouvaient bien faire tous les deux quand ils étaient seuls dans cette chambre qui leur servait à rien, puisqu'ils ne pouvaient dormir. Puis comprenant, j'essayais d'effacer cette pensée de ma tête avant qu'il ne l'entende. Mais trop tard. Je le vis lever ses yeux au ciel, et marmonna :
- Renesmée !
Je me leva du fauteuil, où j'étais assise, et je me dirigeais vers la sortie du cottage en marmonnant :
- On peut même plus penser tranquillement maintenant...
Ła porte de la maison, fermée, je regardais autour de moi, prenant une grande inspiration. L'air frais de la forêt me faisait du bien, le soleil réchauffait ma peau. Puis je me mis à courir, en direction de la maison de mon grand-père. Enfin, grand-père, c'est un peu exagérer, vu qu'il ne devait avoir que 30 ans d'apparence, mais bon, je le considérais comme telle, puisque c'est lui qui a pris soin de mon père... Mais il me priait de l'appeler Carlisle... ce que je faisais sans hésiter.
Au bout de 5 minutes j'arrivais devant sa maison. Grande et éclairée au plein milieu de ces arbres. J'ai toujours trouvé cette maison magnifique, encore plus que celle de mes parents. J'entrais sans frapper, de toute façon, ils avaient du sûrement remarqué ma présence. Alice, la s½ur de mon père, vient m'accueillir toute souriante :
- Salut Nessie ! Contente de te voir aujourd'hui ! Qu'est-ce qui t'amène ?
- 'Me tapes sur les nerfs.
- Oh ! Je vois !
Je n'avais pas eu besoin de lui expliquer qui me taper sur les nerfs, elle le savait déjà. Bien sûr, j'adorais mon père, je l'aimais, mais la faculté qu'il avait à pouvoir lire dans les pensées, me mettait en rogne. Comme ma mère avait de la chance. Il ne pouvait lire dans ses pensées que quand elle le voulait ! Elle avait un pouvoir bien pratique !
- Faut pas lui en vouloir, c'est en quelques sortes contre sa volonté !
- Mouais, mouais... Où sont les autres ? Demandais-je, remarquant qu'elle était la seule à être dans le salon.
- Oh, ils sont partis faire une p'tite partie de chasse. Carlisle est à l'hôpital, et Esmé parle avec une jeune fille dans la cuisine.
- Une jeune fille ?
- Oui, je crois qu'elle passe de porte en porte pour récolter quelques fonds pour un orphelinat dont elle est une de bénévoles... On va les voir ?
- Ok !
Je n'étais pas surprise que Esmé l'ait accueilli chez nous. Toute personne ayant de bonne attention pour une ½uvre caritative, Esmé accueillait à bras ouvert !
Lorsque j'arrivais dans la cuisine, la jeune fille était assise sur une chaise, au bout de la table, et conversait avec Esmé d'une voix enjouée. Elle pourrait être beaucoup plus jolie, si elle s'habillait autrement. Ses fins cheveux blonds, étaient attachés, et elle portait encore une casquette, qu'elle n'aurait pas jugé enlever. Elle portait un sweet-shirt noir, et un slim de la même couleur, et des converses. Je souffrais pour Alice. La pauvre, j'étais sûre qu'elle mourrait d'envie de relooker cette pauvre fille. Lorsqu'Alice et moi arrivèrent dans la cuisine, Esmé, nous adressa un grand sourire, et nous présenta à la jeune fille.
- Lilwenn, je te présente Renesmée... Renesmée, voici Lilwenn, une jeune bénévole, pour l'orphelinat qui vient d'ouvrir à Forks... Elle vient récolter quelques fonds, pour aider à rénover un peu plus ce bâtiment...
La jeune fille tourna son visage vers moi. Avec un joli sourire, elle me dit :
- Enchantée de faire ta connaissance.
Et c'est là que je croisais ses yeux, d'un vert presque émeraude. Mais ce n'est pas cela qui me coupa le souffle, j'avais l'impression de reconnaître en elle quelqu'un, ou quelque chose, mais je ne savais pas quoi... - Moi de même, marmonnais-je, en retrouvant mes esprits...
Même si Esmé et Alice, avait remarqué que mon comportement était légèrement bizarre, elles n'en firent pas la remarque. Lilwenn reprit la parole :
- Tu vis ici ? C'est bizarre, je ne t'ai jamais vu dans le lycée de Forks...
- Ah oui, c'est que j'étais inscrite dans un autre lycée avant.
- Avant ?
Je vis du coin de l'½il, Alice et Esmé me regardaient inquiètes. Elles savaient que j'allais dire quelque chose qui ne va pas trop leur plaire.
- Oui, je me suis inscrite à lycée de Forks. Lundi normalement j'y serais !
- Ah cool ! Je te verrais là-bas alors !
Et puis, je vis la jeune fille se lever de sa chaise avec une grâce qui me surpris, -rare étaient les humains aussi gracieux-. Elle se tourna vers Esmé, puis dit :
- Je suis désolée, d'avoir pris tout votre temps, mais je vous remercie pour le don que vous avez fait. Je vous promets d'en prendre grand soin. Mais là, maintenant, je dois m'en aller...
Puis, se tournant vers moi, elle me sourit, puis me dit :
- Au revoir, Renesmée... et à lundi alors ?
J'hochais la tête, et lui sourit. Puis lorsqu'elle s'en alla, je savais que j'allais avoir de gros ennuies... avec mes parents, mais aussi avec toute ma famille...Car après tout, je n'étais jamais allée dans un lycée de ma vie, ils me l'avaient formellement interdit pour le moment...
J'allais en baver, quand ils sauront ce que j'ai dis... :/
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Alors, votre avis ? Qu'est-ce que vous en pensez pour un début... ?
Bon là, j'avoue qu'il ne se passe pas grand chose, mais attendez de voir la suite ! (déjà une p'tite idée de la suite! ^^ )
J'accepte autant les critiques que les encouragements, alors, n'hésitez pas ! =)